Survivant d’Auschwitz – Thomas Geve

Le sous-titre est « J’ai eu treize ans en camp de concentration ». C’est donc le témoignage d’un enfant, entrant à peine dans l’adolescence sur la vie dans les camps. Difficile de dire si on a eu un coup de cœur pour un texte de ce genre. C’était tout de même assez terrible à lire, même si l’auteur n’entre pas vraiment dans des détails sordides, bien entendu il ne nous épargne pas ce qu’il a vécu. À chaque rebondissement, je me demandais comment il avait réussi à survivre. Moral d’acier, constitution particulièrement solide ou de la chance ? Peut-être les trois. Il a su faire les bons choix aux bons moments, car à plusieurs reprises, il s’est trouvé dans un état si mauvais, qu’il a failli être sélectionné pour les chambres à gaz. Sans compter la marche épuisante lorsque les nazis évacuaient les camps de la mort et qu’ils déplaçaient des milliers de détenus, en plein hiver, dont un grand nombre mourrait en route. Bref, c’est un témoignage terrible et en même temps plein d’espoir, parce que ces gosses étaient remplis de la force et l’envie de vivre de leur jeunesse.

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Mémoires d’un maitre faussaire – William Heaney

Coup de cœur pour ce texte dont j’ai tout aimé. Les personnages attachants, en particulier le narrateur, mais pas seulement. L’histoire, et la façon de la narrer, qui m’a un peu déconcertée au début, mais une fois habituée, j’ai appréciée cette façon de passer du présent aux flash-back sans démarcations bien nettes. Une fois qu’on a compris le système, on s’y retrouve facilement. Du coup, ça nous révèle peu à peu les motivations du personnage principal et les raisons de ses actions. Ce qui est amusant, c’est que l’auteur, Graham Joyce, ait choisi de prendre le nom de son personnage principal pour signer cet ouvrage.

Je lirais sans doute d’autres livres de cet auteur.

Jeeves dans la coulisse – P. G. Wodehouse

Bien qu’ayant entendu parler de cette série, je n’en avais jamais lu. J’ai donc eu l’occasion de mettre la main sur un « Jeeves », curieuse de savoir ce que ça donnait. Je me suis retrouvée dans la même situation qui commence à m’être bien connue : le style m’amuse au début, mais je m’en lasse ensuite assez rapidement, ce qui rend la fin de la lecture plutôt pénible. L’histoire en elle-même n’avait pas grand-chose pour m’accrocher, avec ses péripéties à base de quiproquos amoureux et autres. Je fais une assez mauvaise spectatrice de théâtre de boulevards, parce qu’en gros, c’est ce genre d’aventures qu’on retrouve ici.

La lettre – Lily Haime

Pas plus convaincue par ce texte que par le précédent que j’ai lu de cette autrice (Wild Heart). J’ai toujours un peu de mal avec les histoires se passant aux États Unis pour des auteurs français. OK, il y a une raison, vu que ça tourne autour des universités et le système américain est assez spécifique, mais ça me déplait quand même. Et puis, le truc de« je t’aime » « moi non plus », avec les personnages qui secourent après dans un sens, puis dans l’autre, je trouve ça assez bateau. Bref,il me reste encore un texte à lire de Lily Haime, puis je crois que j’arrêterais les frais.

Le ressac de l’espace – Philippe Curval

Quelques passages un peu difficiles à lire, un peu longs et moins intéressants ont fait que cette lecture a trainée plus que ses 223 pages ne l’auraient laissé penser. Par moment, il y  beaucoup de blablas ou des descriptions peu utiles. Du moins à mon gout. Néanmoins, l’histoire m’a d’autant plus intéressée que j’ai eu une idée similaire que je mettrais sans doute en route un jour ou l’autre.

Naufragés éternels – Patrice Lajoye

Malgré un style maladroit, avec notamment des fautes d’orthographes non repérées lors de la correction, il semble (« frustres » à la place de « frustes » ou « à tir d’ailes » à la place de « à tire d’ailes », le village où se déroule l’action, qui est orthographié Puitay dans les deux premiers chapitres, devient Puitey dans le reste du bouquin), j’ai bien aimé cette histoire assez courte. J’ai particulièrement apprécié les chapitres se déroulant dans le passé. Plus que ceux du présent, même si c’est dans ceux-ci qu’on a le fin mot de l’histoire. Le plus dommage est un manque d’attachement aux personnages. Ce qui lui vaut seulement trois étoiles, car avec les maladresses de style et les coquilles, ça fait trop de choses qui clochent pour mériter plus.

Les grands Zhéros de l’Histoire de France – Clémentine Portier-Kaltenbach

Un ouvrage plein d’humour, mais aussi très bien documenté sur les personnages de notre Histoire de France qui s’illustrèrent dans l’échec. Certains de ces déboires eurent même des conséquences dramatiques, en nombre de morts et souffrance diverses infligées à leurs subordonnés, que ce soit des militaires envoyant leurs hommes à la mort par leur incompétences ou des hommes politiques dont les décisions firent du mal à leurs administrés. D’autres n’eurent comme victimes qu’eux-mêmes ou un nombre restreint de personnes, mais se montrèrent inventifs dans la nullité. À la fin, l’autrice regrette l’absence des femmes dans ce palmarès, mais assure qu’avec leur montée à des postes de pouvoir, depuis le début du XXe siècle, ce manque sera bientôt comblé et que nous aurons notre compte de Zhéroïnes.