Star Trek Deep Space Nine

Suite de mes aventures Star Trek. Après la Série Originale des années 60, La Nouvelle Génération (que j’ai adoré) et les films avec les acteurs de la série originale, je me suis donc lancée dans la traversée de Deep Space Nine.

Le mot n’est pas trop fort, car ça n’a pas été facile. J’ai même failli abandonner à plusieurs reprises, tellement je peinais avec cette série. Je trouvais l’ambiance générale assez sombre, à la fois dans le sens où les évènements sont durs, mais aussi parce qu’il y a un côté déprimant dans l’atmosphère de cette station spatiale. Et même l’image a un côté grisâtre peu engageant.

Le deuxième élément qui ne m’a pas attirée, c’est que ça tourne beaucoup autour de la religion, entre les Prophètes qui désignent le commandant de la station, le capitaine Sisco, comme leur émissaire et tous les personnages engagés dans leur foi (comme la major Kira) ou se servant de la religion pour soutenir leur ambition (comme la Kai Winn). Ces deux derniers personnages, d’ailleurs, sont ceux que j’apprécie le moins dans les personnages principaux ou récurrents.

Cependant, je me suis accrochée et par la suite, j’ai plutôt apprécié, même si elle ne figurera surement pas parmi mes préférées des séries Star Trek.

Mon amour, que ce soit dans un livre, un film ou une série, va d’abord aux personnages, et je dois dire qu’il y en a pas mal que j’ai beaucoup aimé, dans Deep Space Nine. Même si mon appréciation a parfois fluctué.

Ainsi, je n’aimais pas beaucoup Qwark, au début, et les Ferengis en général, mais au fur et à mesure de la série, je l’ai / les ai bien plus apprécié. Il y en a d’autres que j’ai encore plus aimé, comme son frère Rom, son neveu Nog et par la suite, sa mère Moogie et le Grand Nagus Zek. Ce que j’ai particulièrement aimé, avec Qwark, c’est son interaction avec Odo, le métamorphe chef de la sécurité. J’apprécie aussi celui-ci, même si pas autant, en raison surtout de son implication avec ses congénères, les Fondateurs.

Quant aux autres personnages principaux, mon amour va surtout à Jadzia Dax (un peu moins Ezri, mais c’est aussi parce qu’on a moins l’occasion de la voir), Worf, que j’ai retrouvé avec plaisir, venant de La Nouvelle Génération. Enfin, le dernier de ces personnages que j’ai le plus aimé, c’est Garak, le Cardassien. Bien plus, en tout cas que son congénère Gul Dukat, personnage particulièrement tortueux et sans état d’âme.

Bref, une série que j’ai globalement aimée, mais qui ne me donne pas envie de la revoir.

Rise – Claire Kent

Quatrième et dernier tome de la série de romances SF Hold de Claire Kent / Zannie Adams.

J’ai beaucoup aimé celui-là, certainement celui des quatre que j’ai le plus apprécié. Pour plusieurs raisons.

La première, c’est que l’univers est encore plus développé que dans les trois autres. On en apprend plus sur lui et les personnages eux-mêmes s’en soucient plus que dans les tomes précédents puisqu’ils deviennent les leaders des révoltes qui conduisent le gouvernement à tomber au bout de plusieurs années de luttes.

La deuxième, c’est que les personnages ont une relation un peu plus équilibrée à base de respect mutuel que dans Hold ou Fall (je parlerais de Release à la fin de cette critique).

Enfin, la troisième raison, c’est qu’on retrouve les personnages des trois tomes précédents, à la fin de celui-là et que leurs destins s’unissent à celui des personnages de Rise (en gros, ils font la révolution ensemble).

Un petit mot de Release, donc, le tome deux de la série. Au départ, le résumé ne me tentait pas, mais j’ai tout de même essayé. Eh bien… j’aurais pas dû. J’ai pas réussi à le finir. Les personnages ne m’ont pas intéressée et l’histoire m’a profondément ennuyée, avec la sensation d’un pédalage surplace assez barbant. Peut-être que j’ai arrêté trop tôt et que ça devient plus intéressant après, j’en sais rien, je ne pense pas que j’aurais le courage de reprendre.

La série Fondation – Isaac Asimov

Fondation :

Ma première lecture de la série Fondation date d’une trentaine d’année. Depuis, j’avais gardé les livres, mais je ne les avais jamais relu. Là, je me lance à nouveau dans la traversée de cette suite bien connue d’Isaac Asimov, en même temps que d’autres textes du même auteur (essentiellement des nouvelles).

Et… je suis assez surprise de ce que j’y découvre. Ma vision a beaucoup changée, durant ces trente dernières années et mon regard s’est fait bien plus critique.

La première chose qui m’a surprise, c’est de ne trouver quasiment aucuns personnages féminins. Il y en a deux, pendant six pages environ (sur plus de trois-cents). Non seulement elles n’ont pas de nom, mais elles ne sont là que pour s’extasier sur un bijou. No comment…

La deuxième est la structure même des textes (dans ce premier tome surtout, chaque chapitre a été publié comme une nouvelle indépendante, raccrochée à la même histoire). En fait, chaque nouvelle se réduit à un dialogue entre deux ou plusieurs personnages. J’ai d’ailleurs remarqué que c’était assez habituel, chez Asimov, cette structure narrative. Ça donne un côté statique qui a fini par me lasser.

Enfin, dernière critique : le concept même qui sous-tend toute la série, celui de psychohistoire, n’a pas réussi à me convaincre, cette fois-ci. Ma suspension d’incrédulité n’a pas fonctionné. Quand on sait à quel point les « futurologues » peuvent facilement se planter sur des périodes bien plus courtes, on se demande comment Hari Seldon a pu prévoir l’évolution de toute une galaxie sur mille ans.

Autre chose qui n’est pas vraiment une critique, mais qui m’a amusée : les précisions technologiques ou les objets que les gens manipulent. Ça rejoint d’ailleurs le point précédent sur l’incapacité à prévoir le futur. C’est écrit dans les années 1940 et… tout est atomique. À l’époque, c’était vu comme une énergie de pointe. Ça me fait penser à la série télévisée Le Voyageur des Siècles diffusée dans les années 1970 où tout était magnétique. Quant aux autres technologies, elles paraissent vraiment vieillottes, en particulier que les documents soient essentiellement sur papier. Certes, il y a des régressions technologiques parfois, mais cette régression-là me parait difficilement admissible, sinon qu’elle signe l’époque où ont été écrits les textes.

Fondation et Empire

Tome deux de la série, donc. Ici, les critiques que j’avais adressé au premier tome se font moins dures. En effet, la rédaction est un peu moins statique, on a plus d’action et un peu moins de « dialogue à deux personnages ou plus qui expliquent ce qui se passe ».

De même, on a enfin un personnage féminin qui joue un rôle important. OK, il y en a qu’un, mais elle est essentielle, même si ça ne se voit qu’à la fin. Je me suis même dit que ce tome avait dû être rédigé plus tard, dans la carrière d’Asimov, mais non, c’est dans la même période.

Je ne sais pas si l’auteur souhaitait nous surprendre (peut-être pas), mais j’avais deviné le rôle d’un autre des personnages dès le début, avec des phases de doute quand même, parce que ça reste longtemps ambigu.

 

La Diversité décomplexée – Jo Ann Von Haff

Si on doit résumer ce texte en quelques mots, l’idéal est de reprendre le sous-titre : Votre univers, vos règles du jeu.

Parce que c’est ainsi que fini ce « guide » et c’est l’idée que développe Jo Ann Von Haff tout au long de son texte. En gros, on peut introduire de la diversité dans nos récits… ou on peut ne pas le faire ; on peut – et il vaut mieux – se renseigner quand on utilise un personnage différent de nous… ou on peut ne pas le faire. Les auteurices restent les maitres-maitresses à bord de leur univers, même si faire des recherches et, éventuellement, faire relire n’est pas inutile.

Attention cependant, nous avertit Jo Ann, telle personne appartenant à une communauté quelle qu’elle soit ne parle qu’en son nom propre. Personne ne peut être complètement le porte parole de la « race » / de son handicap / de son appartenance sexuelle / d’autre chose dont il/elle fait partie.

Ce qu’elle dit était déjà plus ou moins l’idée que je m’en faisais, mais ça fait plaisir de le voir confirmer par une « spécialiste de la diversité », dans ce sens où pour Jo Ann la diversité, c’est sa normalité.

L’Agneau – Christopher Moore

La vraie vie de Joshua de Nazareth écrite par son pote d’enfance, Lévi, dit Biff (soit LaBeigne), un disciple oublié volontairement par les quatre évangélistes, ces goujats.

Pour réparer ça, l’ange Gabriel a pour mission de ressusciter Biff et de lui faire écrite son évangile à lui, enfermé dans une chambre d’hôtel de New York.

C’est ainsi qu’on apprend tout de ce qu’a vécu le Christ entre sa naissance et le début de ses prêches, plus ce qui s’est passé durant ceux-ci jusqu’au dernier moment… ou presque, puisque Biff ne va pas au delà du jour de la Crucifixion et n’assiste donc pas à la Résurrection.

Je ne sais si les chrétiens conformistes verraient du blasphème dans ce récit. Sans doute, mais en tant qu’agnostique, je l’ai vraiment beaucoup aimé, même si j’ai trouvé qu’il y avait un peu des longueurs, par moment, les expériences de Jésus se répétant un peu trop. Heureusement, Biff est fait d’une autre matière et son compte-rendu spontané, ainsi que ses propres frasques, ajoutent de la jovialité à l’existence austère de son ami.

J’ai particulièrement apprécié leur enfance, avec Joshua s’essayant difficilement à utiliser ses pouvoirs de fils de Dieu. Comme quoi les dons ne suffisent pas. Encore faut-il savoir s’en servir.

Belphégor – Arthur Bernède

J’ai le vague souvenir d’avoir vu la mini série en noir et blanc diffusée dans les années 60 à la télévision française. Ou plus probablement une rediffusion, car à l’époque de la première diffusion, nous n’avions pas la télévision, dans notre famille. Ou alors, j’en ai peut-être juste entendu parlé par mes camarades de classe, à ce moment-là, car cette série a fait grand bruit à l’époque (il n’y avait qu’une seule chaine et donc tous ceux qui le pouvaient regardaient la même chose). J’en garde le souvenir d’un récit fantastique avec un fantôme effrayant hantant les couloirs du Louvre.

Aussi, j’ai été assez surprise, en lisant le récit d’Arthur Bernède, de n’y trouver qu’ « une histoire policière » sans véritable intensité fantastique. La série avait peut-être mis plus l’accent sur ce côté-là.

Sans véritablement me décevoir, la lecture de ce texte ne m’a donc pas plongée dans l’ambiance que je croyait trouver. Il ne démérite pas pour autant, mais reste classiquement une histoire policière sans vrai aspect fantastique.

À noter que le personnage de Belphégor, utilisé par Arthur Bernède est un ancien dieu moabite. Dans d’autres récits antérieurs, il existe sous ce nom, mais est présenté comme un démon de l’enfer par Machiavel (Belphégor l’archidiable), Jean de la Fontaine (Belphégor) ou un auteur anonyme du XVIIIe siècle (Belphégor à Marseille).

La folie et l’absinthe – Noir d’Absinthe

Un anthologie de treize nouvelles sur le thème de l’absinthe mêlé à celui de la folie, puisqu’on dit que cette plante, cet alcool pouvait mener à la folie.

Treize récits de qualité qui m’ont touchée plus ou moins, selon ma propre sensibilité, mais qui sont tous excellents.

J’ai particulièrement aimé Juste au cas où, un texte où l’auteur donne à l’absinthe une origine bien particulière. Il y a aussi Élisabeth, où une petite fée verte redonne l’envie de vivre au protagoniste.

Comment parler à un alien ? – Frédéric Landragin

Dans ce texte très bien documenté (les notes et la bibliographie occupent une trentaine de pages à la fin du livre), Frédéric Landragin fait le tour des langues inventées pour des raisons de fiction, mais aussi de celles qui le furent pour des raisons pratiques (comme l’espéranto qui se voudrait une langue facile à apprendre et universelle).

Il se pose bien entendu la question : quand (si) nous rencontrerons (rencontrons) des aliens, comment communiquerons-nous avec elleux ? Les auteurs/autrices de science-fiction y ont répondu de diverses manières, que ce soit dans un récit où la question du langage n’est pas centrale, mais aussi dans d’autres où elle est au centre de l’intrigue. Dans ce que Frédéric Landragin appelle de la « linguistique-fiction ».

Pour moi qui ai toujours été fascinée par les langues, en particulier par leur histoire, c’est un texte fascinant et très bien écrit, faisant le tour de la question. Moi-même dans au moins un texte, j’ai « inventé » une langue, ou plutôt quelques vocables, sans trop approfondir, car mon récit ne le nécessitait pas. C’est bien plus difficile qu’on imagine et j’admire celleux qui sont capable de le faire de façon plus poussé.

Ainsi naissent les fantômes – Lisa Tuttle

Un recueil de nouvelles fantastiques évoquant plus ou moins les fantômes, qu’ils soient extérieurs aux protagonistes, mais bien plus souvent intérieurs.

Des histoires très originales, pour la plupart, mais qui n’ont pas fait mouche avec moi. Le ton général est trop sombre et la conclusion presque toujours pessimiste. Outre que je préfère les récits plus positifs, le moment actuel n’était pas adéquat pour lire ce genre de textes.

Bref, je reconnais les qualités, mais je n’ai pas eu de plaisir à les lire.

AlinN, tous différents – Axelle Colau

Un texte jeunesse d’une amie.

Ce n’est normalement pas ma tasse de thé, mais j’ai voulu tenter, connaissant l’autrice. Je prise peu les récits d’adolescents, se passant dans le milieu scolaire, en général. Mais je me suis laissée prendre par celui-là et j’ai beaucoup aimé les personnages et l’histoire, un peu dure par moment, mais se finissant bien. Un quasi coup de cœur.

Peut-être aussi parce qu’un des personnages, la jeune fille, m’a rappelé ce que j’ai vécu moi-même dans ce milieu-là, en tant qu’enfant n’entrant pas dans la norme, puisque potelée également. C’était moins violent que maintenant, mais ça m’a beaucoup fait souffrir.